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Demander ou non une Allocation Équivalent Retraite (AER) ?

L'Allocation Équivalent Retraite (AER) n'est plus attribuable depuis le 1er janvier 2011. Seules les personnes ayant déjà perçu cette allocation avant cette date peuvent encore en bénéficier, sous conditions. Si ce n'est pas le cas, il est trop tard pour en faire la demande. Il est alors nécessaire d'évaluer d'autres solutions pour sécuriser ses revenus en attendant la retraite.

Cette page décrit la structure de la décision : les options, ce qui les départage, l'ordre dans lequel agir. Elle n'énonce ni montant, ni délai, ni condition d'éligibilité, ces éléments changent, et ils appartiennent aux sources officielles liées en bas de page.

Ce qui se joue

Cette question se pose pour les personnes proches de l'âge de la retraite mais n'ayant pas encore atteint l'âge légal, et qui cherchent à compléter leurs revenus pendant une période de chômage ou d'inactivité. L'AER était destinée à compenser temporairement l'écart entre la fin des droits au chômage et le départ à la retraite, mais son attribution a été stoppée en 2011. Aujourd'hui, les alternatives dépendent de la situation individuelle et des droits acquis.

Les options

Les voies réellement ouvertes, et le critère qui permet de choisir entre elles.

Vérifier si l'AER a déjà été perçue avant 2011

Consulter ses anciens relevés de droits ou contacter France Travail pour confirmer si l'AER a été perçue avant le 1er janvier 2011. Si c'est le cas, il est possible de continuer à en bénéficier jusqu'à l'expiration des droits.

Quand la choisir, Cette option s'applique uniquement si la personne a déjà bénéficié de l'AER avant 2011.

En sa faveur

  • Permet de vérifier si des droits résiduels existent encore.
  • Évite une perte de revenus si l'éligibilité est confirmée.

À son détriment

  • Nécessite de consulter des archives ou de contacter France Travail.
  • Si l'AER n'a jamais été perçue, cette option ne s'applique pas.

Suppose que

  • Avoir perçu l'AER avant le 1er janvier 2011.
  • Les droits à l'AER doivent encore être en cours ou reconductibles.

Évaluer l'éligibilité à d'autres aides (ARE, ASS, RSA)

Vérifier si d'autres allocations peuvent couvrir la période avant la retraite, comme l'Allocation d'Aide au Retour à l'Emploi (ARE), l'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) ou le Revenu de Solidarité Active (RSA). Ces aides sont soumises à des conditions strictes de ressources ou de durée d'affiliation.

Quand la choisir, Cette option est pertinente si l'AER n'est plus accessible et que la personne a besoin d'un soutien financier temporaire.

En sa faveur

  • Permet de sécuriser des revenus en attendant la retraite.
  • Alternatives concrètes et accessibles sous conditions.

À son détriment

  • L'ARE est soumise à des conditions strictes (durée d'affiliation, etc.).
  • L'ASS et le RSA dépendent des ressources et peuvent être limités dans le temps.

Suppose que

  • Pour l'ARE : avoir des droits au chômage encore ouverts ou avoir cotisé suffisamment.
  • Pour l'ASS : avoir épuisé ses droits au chômage et répondre aux critères de ressources.
  • Pour le RSA : avoir des ressources inférieures à un seuil défini et être en France.

Préparer sa transition vers la retraite

Anticiper son départ à la retraite en vérifiant son éligibilité à une retraite anticipée ou à taux plein, ou en planifiant un départ progressif pour éviter une période sans revenus.

Quand la choisir, Cette option est adaptée si la personne approche de l'âge légal de départ à la retraite et souhaite éviter une interruption de revenus.

En sa faveur

  • Évite une période sans revenus avant la retraite.
  • Permet de planifier sa fin de carrière et d'optimiser ses droits.

À son détriment

  • Nécessite de vérifier son nombre de trimestres cotisés.
  • Un départ anticipé peut entraîner une décote sur la pension.

Suppose que

  • Avoir suffisamment de trimestres cotisés pour une retraite à taux plein ou anticipée.
  • Être proche de l'âge légal de départ à la retraite.

À vérifier avant de trancher

Ces réponses ne se trouvent pas en ligne : elles sont dans un contrat, un bulletin, un dossier. Elles éliminent souvent la moitié des options.

  • A-t-on déjà perçu l'AER avant le 1er janvier 2011 ?
  • Quels sont les droits actuels au chômage (ARE) ou à d'autres aides (ASS, RSA) ?
  • Quel est le nombre de trimestres cotisés pour la retraite ?
  • Quelle est la date prévue de départ à la retraite ?
  • Quelles sont les ressources disponibles pour couvrir la période avant la retraite ?

Dans quel ordre procéder

L'ordre des actes pèse souvent plus que les actes eux-mêmes.

  1. Vérifier l'historique de droits à l'AER

    Consulter ses anciens relevés de droits auprès de France Travail ou contacter leur service client pour savoir si l'AER a été perçue avant le 1er janvier 2011.

  2. Évaluer l'éligibilité aux autres aides

    Vérifier ses droits actuels auprès de France Travail pour l'ARE, ou auprès de la CAF pour l'ASS ou le RSA. Utiliser les simulateurs en ligne ou contacter les organismes concernés.

  3. Vérifier l'éligibilité à la retraite

    Consulter son relevé de carrière sur le site de l'Assurance retraite pour connaître son nombre de trimestres cotisés et son âge de départ possible. Utiliser le simulateur de retraite pour estimer sa pension.

  4. Anticiper son départ à la retraite

    Si la personne est proche de l'âge légal de départ, préparer son dossier de demande de retraite (formulaire, justificatifs) et contacter l'Assurance retraite pour finaliser sa demande.

Les erreurs fréquentes

Des raisonnements qui paraissent solides et se révèlent faux à l'usage.

  • Croire que l'AER est encore attribuable aujourd'hui : elle ne l'est plus depuis 2011.
  • Sous-estimer les délais pour vérifier ses droits ou faire une demande de retraite, ce qui peut entraîner des retards de versement.
  • Oublier que les périodes de chômage non indemnisées comptent très peu pour la retraite, sauf dans des conditions très spécifiques.
  • Négliger de vérifier que ses périodes de chômage ont bien été prises en compte dans le calcul de ses droits à la retraite.

Où cette page s'arrête

Cette page ne couvre pas les situations complexes (carrière à l'étranger, cumul d'activités, etc.) ou les dispositifs spécifiques (retraite progressive, cumul emploi-retraite). Dans ces cas, il est recommandé de consulter un conseiller en retraite ou un organisme spécialisé.

Vous ne savez pas si votre cas justifie un avocat ? Trois questions y répondent en bas de page , et la réponse peut être non.

Ai-je besoin d'un avocat ?

Trois questions pour situer votre cas. La réponse s'affiche tout de suite, sans coordonnées à laisser, et elle peut conclure que non.

Ai-je besoin d'un avocat ?

Trois questions, celles qu'un avocat pose en premier. La réponse s'affiche immédiatement, sans coordonnées à laisser.

Un délai court-il en ce moment ?

C'est le seul élément qui rende une décision irréversible : un droit perdu faute d'avoir agi à temps ne se rattrape pas.

Où en est la situation ?

Avant une procédure, on négocie et on prépare. Une fois engagée, on se défend, et les règles ne sont plus les mêmes.

L'autre partie est-elle assistée ?

Un déséquilibre d'information pèse souvent plus lourd sur l'issue que le fond du dossier lui-même.

Sources officielles

Les documents qui ont servi à écrire cette page. Les faits chiffrés, montants, délais, conditions, sont chez eux, à jour.

Votre situation n'est pas la moyenne

Cette page décrit le cas général. Exposez la vôtre : le protocole la cadre, cherche les sources qui s'y appliquent, et rend une fiche avec un plan d'action et un niveau de confiance assumé.

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