CRE/Ircafex
La CRE/Ircafex désigne les régimes de retraite complémentaire destinés aux salariés français expatriés. La CRE couvre les non-cadres, tandis que l'Ircafex s'adresse aux cadres et assimilés. Ces dispositifs permettent de cotiser volontairement pour compléter les droits à retraite acquis dans le pays d'expatriation.
Aussi appelé : Caisse de retraite des expatriés · Ircafex · retraite complémentaire des expatriés
Cet article décrit un mécanisme. Il n'énonce ni montant, ni délai, ni condition d'éligibilité : ces valeurs changent, et elles appartiennent aux sources officielles liées en bas de page.
À quoi ça sert
Ce dispositif permet aux expatriés français de maintenir ou de compléter leurs droits à retraite en cotisant volontairement à un régime complémentaire français, en plus des cotisations obligatoires dans leur pays d'accueil. Il s'adresse particulièrement aux salariés dont l'employeur ne propose pas de couverture retraite complémentaire adaptée à leur statut d'expatrié, ou à ceux souhaitant préserver leurs droits acquis en France. Il est accessible aussi bien aux cadres qu'aux non-cadres, selon le régime choisi.
Ce que ça change
- Il permet de continuer à acquérir des droits à retraite en France malgré l'expatriation, évitant ainsi une rupture dans la carrière professionnelle.
- Les cotisations versées à la CRE/Ircafex sont prises en compte pour le calcul de la retraite complémentaire française, sous réserve des règles propres à chaque régime.
- L'adhésion à ce régime ne se substitue pas aux obligations de cotisation dans le pays d'expatriation, mais s'y ajoute.
- Les droits acquis peuvent être liquidés ultérieurement en France, sous conditions, une fois l'âge légal de départ à la retraite atteint.
Comment ça se passe
Les étapes, dans l'ordre. Les durées et les montants sont chez la source officielle, qui est à jour.
- L'expatrié ou son employeur doit s'adresser à la Carsat ou aux organismes gestionnaires (CRE pour les non-cadres, Ircafex pour les cadres) pour souscrire au régime.
- Les cotisations sont versées selon les modalités définies par l'organisme choisi, en complément des cotisations obligatoires du pays d'accueil.
- L'expatrié doit informer les autorités fiscales françaises de son changement de situation, notamment si des ressources restent en France.
- Les droits à retraite complémentaire sont calculés en fonction des cotisations versées et des règles propres à chaque régime.
À ne pas confondre
C'est souvent là que se jouent les mauvaises décisions : deux dispositifs voisins, aux conséquences très différentes.
Régime obligatoire de retraite du pays d'expatriation
Le régime obligatoire du pays d'accueil couvre les cotisations retraite locales, tandis que la CRE/Ircafex permet de cotiser volontairement pour compléter les droits à retraite française.
Carsat
La Carsat gère la retraite de base des expatriés, tandis que la CRE/Ircafex concerne spécifiquement la retraite complémentaire.
Les décisions à prendre
Savoir ce qu'est un dispositif ne dit pas quoi en faire. Chacune de ces pages compare les options réellement ouvertes, dans quel ordre agir, et ce qu'il faut vérifier avant de trancher.
Où cet article s'arrête
Cet article ne traite pas des modalités précises de calcul des droits à retraite, des conditions d'éligibilité détaillées selon les pays, ni des conventions bilatérales pouvant influencer les cotisations ou les droits acquis.
Sources officielles
Les documents qui ont servi à écrire cet article. Rien n'y figure qui ne vienne d'eux.
- Assurance maladie d'un Français vivant à l'étranger
Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
- Salarié expatrié à l'étranger
Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)