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Demander l'effacement d'un signalement au FAED : s'adresser au procureur ou engager un recours directement ?

La demande d'effacement d'un signalement au FAED doit d'abord être adressée au procureur de la République par LRAR. En cas de rejet ou d'absence de réponse sous deux mois, un recours est possible auprès du président de la chambre de l'instruction dans un délai de dix jours. Le choix dépend de l'état d'avancement de la demande initiale.

Cette page décrit la structure de la décision : les options, ce qui les départage, l'ordre dans lequel agir. Elle n'énonce ni montant, ni délai, ni condition d'éligibilité, ces éléments changent, et ils appartiennent aux sources officielles liées en bas de page.

Ce qui se joue

Cette question se pose lorsque la personne concernée souhaite obtenir l'effacement de ses données enregistrées au Fichier Automatisé des Empreintes Digitales (FAED) avant la fin de la durée de conservation légale. La procédure initiale impose une demande écrite au procureur, mais son silence ou son refus ouvre une voie de recours spécifique. L'enjeu est de déterminer si l'attente de la réponse du procureur est préférable ou si un recours immédiat est plus adapté.

Les options

Les voies réellement ouvertes, et le critère qui permet de choisir entre elles.

Attendre la réponse du procureur de la République

Laisser le procureur de la République statuer sur la demande d'effacement dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande par LRAR. Si la réponse est positive, l'effacement est effectif. En cas de rejet ou d'absence de réponse, un recours devient possible.

Quand la choisir, Lorsque la personne souhaite respecter strictement la procédure légale initiale et que les conditions d'effacement (relaxe, acquittement, etc.) sont clairement remplies.

En sa faveur

  • Respect de la procédure légale initiale
  • Évite une démarche supplémentaire si la réponse est positive
  • Permet de vérifier si les conditions d'effacement sont réunies

À son détriment

  • Délai d'attente potentiellement long (deux mois)
  • Risque de rejet ou d'absence de réponse, nécessitant une seconde démarche

Suppose que

  • La demande initiale doit avoir été envoyée au procureur de la République par LRAR
  • Les conditions d'effacement doivent être réunies (relaxe, acquittement, etc.)

Engager directement un recours auprès du président de la chambre de l'instruction

Contester immédiatement le rejet ou l'absence de réponse du procureur en formant un recours auprès du président de la chambre de l'instruction. Ce recours doit être déposé dans un délai de dix jours après l'expiration du délai de deux mois ou la réception d'une réponse négative, par LRAR au greffe de la chambre de l'instruction compétente.

Quand la choisir, Lorsque le procureur a déjà rejeté la demande ou n'a pas répondu dans le délai imparti, ou si la personne souhaite accélérer la procédure en cas d'inertie administrative.

En sa faveur

  • Accélère la procédure si le procureur a déjà rejeté ou n'a pas répondu
  • Permet de contourner une éventuelle inertie administrative
  • Le recours est une voie légale prévue en cas de rejet ou d'absence de réponse

À son détriment

  • Nécessite de préparer un dossier complet (copie de la demande initiale, décision du procureur, etc.)
  • Risque de rejet si les conditions d'effacement ne sont pas remplies
  • Délai strict de dix jours à respecter

Suppose que

  • Le procureur a rejeté la demande ou n'a pas répondu dans un délai de deux mois
  • Les documents requis (copie de la demande initiale, décision du procureur, pièce d'identité) sont disponibles
  • Le recours est déposé dans le délai de dix jours

À vérifier avant de trancher

Ces réponses ne se trouvent pas en ligne : elles sont dans un contrat, un bulletin, un dossier. Elles éliminent souvent la moitié des options.

  • La demande initiale d'effacement a-t-elle bien été envoyée au procureur de la République par LRAR ?
  • Le délai de deux mois imparti au procureur pour répondre est-il écoulé ou une réponse a-t-elle été reçue ?
  • En cas de recours, les documents requis (copie de la demande initiale, décision du procureur, pièce d'identité) sont-ils prêts ?
  • Le recours est-il déposé dans le délai de dix jours après l'expiration du délai de deux mois ou la réception d'une réponse négative ?

Dans quel ordre procéder

L'ordre des actes pèse souvent plus que les actes eux-mêmes.

  1. Vérifier l'état de la demande initiale

    Confirmer que la demande d'effacement a bien été envoyée au procureur de la République par LRAR et noter la date d'envoi pour suivre les délais.

  2. Attendre la réponse du procureur

    Laisser s'écouler le délai de deux mois imparti au procureur pour répondre. Surveiller la boîte aux lettres pour réceptionner la réponse par LRAR.

  3. En cas de réponse positive, suivre les instructions

    Si le procureur accepte l'effacement, transmettre les informations nécessaires au SNPS pour suppression des données.

  4. En cas de rejet ou d'absence de réponse, préparer le recours

    Dans les dix jours suivant la fin du délai de deux mois ou la réception d'une réponse négative, envoyer un recours au président de la chambre de l'instruction par LRAR avec les documents requis.

Les erreurs fréquentes

Des raisonnements qui paraissent solides et se révèlent faux à l'usage.

  • Confondre le délai de deux mois pour le procureur avec le délai de dix jours pour le recours.
  • Oublier de joindre les documents requis (copie de la demande initiale, décision du procureur, pièce d'identité) au recours.
  • Ne pas respecter les délais stricts, ce qui rend le recours irrecevable.
  • Croire que l'effacement est garanti : cela dépend des circonstances (relaxe, acquittement, etc.).

Où cette page s'arrête

Cette page ne couvre pas les cas où la demande d'effacement est liée à une procédure en cours ou à des circonstances exceptionnelles (disparition, décès). Dans ces situations, il est recommandé de consulter un professionnel du droit pour adapter la stratégie.

Vous ne savez pas si votre cas justifie un avocat ? Trois questions y répondent en bas de page , et la réponse peut être non.

Ai-je besoin d'un avocat ?

Trois questions pour situer votre cas. La réponse s'affiche tout de suite, sans coordonnées à laisser, et elle peut conclure que non.

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Un délai court-il en ce moment ?

C'est le seul élément qui rende une décision irréversible : un droit perdu faute d'avoir agi à temps ne se rattrape pas.

Où en est la situation ?

Avant une procédure, on négocie et on prépare. Une fois engagée, on se défend, et les règles ne sont plus les mêmes.

L'autre partie est-elle assistée ?

Un déséquilibre d'information pèse souvent plus lourd sur l'issue que le fond du dossier lui-même.

Sources officielles

Les documents qui ont servi à écrire cette page. Les faits chiffrés, montants, délais, conditions, sont chez eux, à jour.

Votre situation n'est pas la moyenne

Cette page décrit le cas général. Exposez la vôtre : le protocole la cadre, cherche les sources qui s'y appliquent, et rend une fiche avec un plan d'action et un niveau de confiance assumé.

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